Raccorder les réseauxL’électricité

Il est essentiel de prévoir une installation électrique complète, pour l’éclairage comme pour l’alimentation des différents appareils. Cette installation sera plus ou moins sophistiquée en fonction de l’utilisation des volumes de vie créés dans les combles. Tour d’horizon. 

Apprécier les besoins

L’aménagement des combles entraîne des besoins de puissance supplémentaire. Il faut donc tout d’abord évaluer ce besoin (cumul des puissances d’éclairage et d’équipements à raccorder, et peut-être demander au fournisseur d’énergie une modification de l’abonnement pour une augmentation de puissance disponible). 

S’il s’agit d’alimenter simplement quelques éclairages, il suffira de « tirer » une ligne depuis une boîte de dérivation de l’installation existante. Si les besoins sont plus conséquents, il faudra créer une installation secondaire avec : 

  • une ligne repartant du tableau de répartition principal dont la section des fils sera fonction de la puissance nécessaire ; 
  • un tableau secondaire avec disjoncteur 30 mA en tête puis les coupe-circuits différentiels nécessaires en quantités et puissances en fonction du nombre de circuits et des appareils à alimenter. 

Concevoir l'installation

Comme pour le reste de l’installation, on prévoira un ou plusieurs circuits (prises, éclairages, chauffage, etc.). Tous les circuits devront bénéficier d’un conducteur de protection (terre). Ces éléments seront regroupés dans un tableau secondaire, installé de préférence dans les combles, dans un endroit facilement accessible. L’installation électrique dans la salle de bains devra répondre aux normes en vigueur (NF C 15-100) concernant les distances entre la baignoire ou le bac de douche et les appareils électriques, ainsi que la classification de ceux-ci. 

Pour les pièces à vivre, les mêmes règles que pour le reste de la maison seront appliquées : au moins 1 foyer lumineux par pièce, 5 prises dans un salon, 3 dans une chambre, 6 dans une cuisine, 1 dans une entrée ou une salle d’eau. 

Réaliser l'installation

  • Pour une installation très rapide, dans des combles qui ne sont utilisés qu’occasionnellement, elle pourra être réalisée de façon apparente, avec des câbles multiconducteurs fixés par des pontets cloués et des appareils (interrupteurs, prises) posés en applique. 
  • Pour une installation discrète, on profitera de l’installation de doublages (par exemple en plaque de plâtre), pour faire passer les conducteurs derrière ceux-ci et poser des appareils encastrables. L’alimentation se fera par câbles multiconducteurs rigides pour vide de construction ou conducteurs rigides sous conduits passés derrière les doublages. 
  • Pour une installation apparente, on utilisera les mêmes types de conducteurs, passés sous goulottes, plinthes et baguettes PVC, collées sur les doublages, les murs ou les cloisons, avec des appareils en applique.
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Lexique

  • Arbalétrier
    Partie en bois qui sert à soutenir le toit d'un bâtiment. Elle va de la poutre horizontale appelée entrait jusqu'à l'extrémité supérieure appelée poinçon.
  • Charpente
    Assemblage de pièces de bois ou de métal constituant l'ossature de la construction et qui soutient la couverture.
  • Châssis
    Cadre qui maintient ensemble les éléments d'une surface (plancher, parquet, vitres...).
  • Chatière
    Ouverture servant à l'aération des combles.
  • Chevêtre
    Entourage d'une trémie (ouverture du plancher pour un escalier, par exemple).
  • Chevron
    Poutres de bois verticales de la charpente, destinées à recevoir les voliges, support du matériau de couverture.
  • Cloison sèche
    Cloison réalisée avec des matériaux sans addition d'eau. En plaques de plâtres ou panneaux alvéolaires, c'est une cloison légère adaptée aux travaux de rénovation, notamment des combles. Sa pose nécessite peu d'outillage et laisse le chantier assez propre.
  • Comble(s)
    Volume à l'intérieur de la maison entre la toiture et le plafond du dernier étage. C'est à cet endroit qu'on trouve la charpente. Le comble représente un volume et non pas une pente de toit ; on habite donc « dans le comble » d'une maison et non pas « sous les combles ».
    • Combles perdus : non habitables en l'état. La hauteur sous plafond est insuffisante ou la charpente occupe trop d'espace… Ces combles peuvent être aménagés moyennant une modification de la charpente.
    • Combles aménageables : la hauteur sous plafond et l'espace habitable sont suffisants pour que la pièce soit utilisée.
  • Contrefiche
    Pièce de charpente placée obliquement contre une autre (un pan, un mur, etc.) pour la soutenir.
  • Couverture
    Ce qui forme la surface extérieure du toit d'un bâtiment. C'est l'ensemble des matériaux qui assurent l'étanchéité de la toiture.
  • Dalle sèche
    Légère, elle est particulièrement adaptée aux travaux de rénovation et a de bonnes qualités d'isolant phonique. Le matériau peut être préparé sur place et ne nécessite pas d'ajouter d'eau.
  • Décaissement
    Cela consiste à baisser le plancher des combles pour gagner de la hauteur sous les toits.
    Une attention particulière doit être portée à la solidité du plancher de combles aménagés qui doit supporter les charges supplémentaires inhérentes à son utilisation.
  • Effet de serre
    Phénomène provoqué sous les toits, par l'emprisonnement d'air chaud capté par les vitrages, notamment en été.
  • Entrait
    Poutre horizontale qui empêche l'écartement des arbalétriers. Pour rendre les combles habitables, l'entrait se place en position haute, près du faîtage : il est dit « haut » ou « retroussé ».
  • Faîtage
    Pièce maîtresse de la charpente : elle est la ligne de rencontre haute des deux pans de la toiture.
  • Fenêtre de toit
    Châssis vitré intégré dans la pente du toit.
  • Ferme
    Assemblage triangulaire de pièces de bois, formé des arbalétriers, de l'entrait, des fiches et contrefiches et poinçons. Les fermes sont destinées à recevoir les pannes, les chevrons d'un comble et le revêtement de couverture du bâtiment.
    Elles déterminent la forme de la toiture et le volume habitable du comble.
  • Fermette
    Petite ferme mises en place dans les charpentes d'habitations légères ou industrialisées, formée de pièces de bois de petites sections.
  • Fiche
    Pièce de charpente oblique reliant le pied de la contrefiche à l'arbalétrier.
  • Isolation phonique
    Isolation d'un bâtiment qui garantit son confort acoustique intérieur mais aussi extérieur : elle réduit la perception des bruits aériens comme des bruits d'impact.
  • Isolation thermique
    Isolation d'un bâtiment destinée à garantir son confort vis-à-vis des variations de température extérieure. Elle protège autant du froid que de la chaleur, et doit toujours être accompagnée d'une ventilation efficace.
  • Laine de verre
    Ou laine cardée. Produit fibreux fabriqué pour servir d'isolant. Se décline en laine minérale, laine de roche, etc.
  • Liteaux
    Pièce de bois ou tasseaux de soutien de la couverture du toit (tuiles, ardoises, etc.).
  • Lumière zénithale
    Éclairage naturel provenant du haut, source de chaleur et d'éclairage souvent intense.
  • Mansarde
    Comble brisé à quatre pans, déterminé par les fermes dites à la Mansart (d'où son nom). La forme de comble la plus simple à aménager (souvent en simple chambre).
  • Mezzanine
    Construction horizontale située entre le plancher et le plafond, sur laquelle on peut se tenir debout.
  • Modification de la charpente
    Lorsque des poutres entravent l'espace habitable, l'opération consiste à supprimer les poutres gênantes, tout en conservant la solidité de la structure, et à créer un plancher.
  • Oeil de bœuf
    Fenêtre ronde ou ovale pratiquée dans un comble.
  • Pannes
    Pièces de charpente horizontales qui supportent les chevrons. Elles relient les fermes et/ou les pignons et supporte la charge de la couverture.
    En fonction de la position dans la charpente, la panne pend un nom particulier :
    • Panne faîtière, située au somment d'un toit à pans
    • Panne sablière, située en bas de pente
    • Les Pannes intermédiaires sont appelées pannes ventrières.
  • Pare-vapeur
    Revêtement placé sur la face intérieure d'un isolant thermique qui permet d'éviter les phénomènes de condensation et la dégradation du matériau isolant.
  • Parement
    Face d'un élément de construction conçue pour rester visible et qui peut faire l'objet de traitements mécaniques ou chimiques pour en améliorer l'apparence.
  • Pignon
    Partie supérieure généralement triangulaire du mur d'un bâtiment, qui porte les versants d'un toit.
  • Poinçon
    Pièce de bois verticale d'une ferme assemblant les arbalétriers, les contrefiches et le faîtage.
  • Pont thermique
    Zone dans la construction où la barrière isolante est rompue , jonction de deux parois en général. Ceci est dû à une conception ou à une mise en œuvre défectueuse de l'ouvrage. La chaleur peut donc s'échapper facilement à ces endroits.
  • Rampant
    Pente d'un comble (ou versant ou pan)
  • Rehausse
    Dans le cas d'un aménagement de combles qui manquent de hauteur sous plafond, la rehausse, consiste en la création d'une nouvelle toiture au-dessus de l'existante pour gagner de la hauteur.
  • Soupente
    Espace aménagé dans la hauteur d'une pièce, la pente d'un toit ou sous un escalier.
  • Surélévation
    C'est l'augmentation de la hauteur sous plafond. La partie de la toiture initiale destinée à être surélevée est démontée. Si la charpente le permet, il est aussi possible d'élever les murs extérieurs en plus de la toiture. La surélévation nécessite d'avoir l'autorisation de la Mairie.
  • Trémie
    Ouverture créée dans le plancher pour permettre la pose d'un escalier.
  • Volée droite
    La volée est une portion d'escalier comprise entre deux plateformes, qui comprend les marches. La volée est dite droite lorsque les marches sont parallèles (droites). Ainsi, pour une volée d'escalier à vis, les marches sont « rayonnantes » (ou à la française), et sont biaises, balancées ou dansantes pour les quartiers tournants.
  • Volige
    Planche mince (8 à 18 mm), utilisée comme latte et clouée sur les chevrons pour recevoir les matériaux de couverture.